MARABUNTA (« N’oublie pas que tu vas mourir ») – Corinne FAURE

9791094276044

MARABUNTA (« N’oublie pas que tu vas mourir ») – Corinne FAURE

5.00 sur 5
Prix   |   19,80€

« Brut, authentique, et très bien écrit… Les personnages s’accrochent à moi et leur histoire me hante encore ».

Derrière les portes familiales refermées se jouent à huit-clos les drames les plus sombres. Dans un monde barbare, l’extérieur n’est guère plus rassurant. Certaines plaies ne cicatrisent jamais, creusant le nid d’une invisible folie.
Paris. Des cadavres éventrés dans des poubelles. Un SDF accro à Nietzsche, une armée d’ombres dans les yeux. Le commissaire Marsac, flic à la dérive, se trouve entraîné dans les tréfonds de l’âme humaine. Les fantômes du passé resurgissent et réclament le prix du sang.
Tu ne tueras point.
Mais si.
Il le faut.

 

Marabunta (« N’oublie pas que tu vas mourir ») est le premier opus d’une série mettant en scène le charismatique commissaire Marsac, « humain, trop humain ».

 

Corinne Faure Corinne Faure est psychologue clinicienne spécialiste des troubles de l’adolescence et des addictions, baignée depuis l’enfance de  lectures et d’écriture. Elle se passionne pour les sciences humaines, notamment la philosophie nietzschéenne, fascinée par les mécanismes et mystères de l’âme humaine. Très inspirée par la nouvelle génération française d’écrivains de Polars tels que Caryl Férey, DOA, Fred Vargas, et Karine Giébel, elle se damnerait par-dessus tout pour une rencontre avec Dennis Lehane…
Sous sa plume, le commissaire Amaury Marsac plonge au plus profond des failles humaines. « Marabunta (n’oublie pas que tu vas mourir) » est son premier roman, un thriller sombre et intimiste très prometteur.

 

Broché 15.5 x 22.5 cm. 306 pages.
EAN : 9791094276044
Thriller

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Information Complémentaire

Poids 490 g
Auteur

Corinne Faure est psychologue clinicienne spécialiste des troubles de l’adolescence et des addictions, baignée depuis l’enfance de lectures et d’écriture. Elle se passionne pour les sciences humaines, notamment la philosophie nietzschéenne, fascinée par les mécanismes et mystères de l’âme humaine. Très inspirée par la nouvelle génération française d’écrivains de Polars tels que Caryl Férey, DOA, Fred Vargas, et Karine Giébel, elle se damnerait par-dessus tout pour une rencontre avec Dennis Lehane… Sous sa plume, le commissaire Amaury Marsac plonge au plus profond des failles humaines. « Marabunta (n’oublie pas que tu vas mourir) » est son premier roman, un thriller sombre et intimiste très prometteur.

Extrait

24 décembre 20**, Paris, pointe ouest de l’île de la Cité,
3 heures du matin.
« Je préfère être franc avec vous. J’ai soif. »

La morgue imaginée fin XIXème par Haussmann pour donner à voir du folklore aux parisiens s’était peu à peu métamorphosée.
L’Institut médico-légal qui dressait ses briques rouges quai de
la Rapée, cerné par la Seine et le métro, était désormais un lieu
à glacer le sang, suintant le drame, la javel et la mort. Personne ne
s’y pressait plus avec le sourire et Marsac en sortit lui aussi rapidement, se laissant happer avec soulagement par le froid.
Il secoua la tête en passant la main dans ses épais cheveux noirs,
et ralentit la cadence. Il fallait qu’il se repose. Combien de jours
sans dormir ? Deux ? Trois ? Plus ? Il sentit un revers de manche
de son blouson. Il puait la mort et ne s’y habituait pas. La mort.
Vingt ans de carrière dans la police et elle le cueillait encore parfois, en pleine nuit, et le réveillait brusquement, en sursaut, d’un souvenir glauque ou d’une odeur écœurante.
Il s’alluma une cigarette, fracassé par les mots de Rebecca Keller, la légiste qu’il venait de quitter. Infanticide, Amaury. Elle avait dénoué sa calotte laissant de longues mèches rousses ondulées se répandre autour de son joli visage laiteux, jusque sur sa blouse. Il n’y a aucun doute. Son diagnostic était tombé comme un couperet, décapitant du même coup l’innocence clamée de la jeune mère du minuscule corps. Il avait fait oui de la tête en se mordillant les lèvres et avait quitté la salle. Elle l’avait rattrapé, l’épinglant
de ses yeux vert lichen.
— Tu viens prendre un verre ? J’ai fini pour ce soir.
— Je suis mort. Pas toi ?
Elle esquissa un sourire.
— Pas encore.
Il lui caressa légèrement le dos, d’une main.
— Il faut que j’y aille Rebecca. Je dors debout.
Elle le poussa gentiment vers la sortie avant de refermer la porte derrière lui. Les ides leur collaient de plus en plus à la peau.
Homicide, suicide, matricide, parricide. Cette nuit avait été infanticide. On ne s’y résignait pas. Personne. Elle jeta ses gants dans une poubelle et traversa les couloirs tristes à l’éclairage défaillant. Arrivée au vestiaire, elle se dévisagea brièvement dans le miroir.
De loin elle faisait encore illusion bien sûr, mais de près ? De fines ridules marquaient déjà ses yeux. Eux aussi avaient pris le pli,
celui de l’horreur. Elle se détourna de son image. Sa vie, c’était la mort. Drôle de vie que cette plongée en apnée dans les entrailles
de l’humanité à la recherche de la vérité…

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5.00 sur 5

3 avis pour MARABUNTA (« N’oublie pas que tu vas mourir ») – Corinne FAURE

  1. 5 sur 5

    (client confirmé):

    Super Polar!

    noir et rythmé à souhait.

    On attend la suite !

  2. 5 sur 5

    :

    Voilà une rencontre à Bourgoin la semaine dernière que je ne regrette pas. Corinne Faure a un véritable don celui d’entrainer les lecteurs dans un polar où l’intrigue tient la route où le style est percutant, où les héros sont crédibles car humains avec leurs failles, leurs défauts et toutes leurs faiblesses et leurs blessures. L’auteur jongle entre le Commissaire Marsac, flic désabusé aux cicatrices intérieures profondes et un SDF féru de Nietzsche dont l’amour du pinard cache des souvenirs remplis de douleurs. Ce roman remue la fange dans laquelle la réalité parfois se noie sans pour autant tomber dans l’angélisme ou le mélo. Le style est percutant oscillant sans cesse entre la poésie et le pragmatisme, l’élégance et la brutalité. Cette auteure qui connait bien les multiples méandres de l’âme humaine mérite d’être reconnue par les amateurs de polars dont je suis. Vivement le second tome et merci d’avoir si bien conté les plaies que peuvent causer « les ordures » qui nous entourent.

  3. 5 sur 5

    :

    J’ai dévoré ce livre ! Personnages complexes et attachants, intrigue, suspens… Merci.
    Dans l’attente du prochain tome :)

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